Comment fabriquer un coffrage cache-compteur électrique ?

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Avec le blog je me suis construit une réputation de grande bricoleuse auprès de mes proches, il y avait donc de grandes attentes lorsqu’on m’a appelée au secours pour (enfin) cacher un compteur électrique. J’espère que mon coffrage est à la hauteur, et j’en profite pour te faire un petit tutoriel !

Avant de détailler les étapes, j’aimerais te montrer la structure d’un coffrage, pour que tu comprennes bien ce qu’on cherche à obtenir :

1. Prendre les mesures

Comme pour tout coffrage, il faut bien sûr mesurer la hauteur sol-plafond, la largeur (et puisqu’il y aura une porte, il faut prévoir de la place pour les charnières intérieures), et la hauteur de la plinthe, pour en acheter une identique. Et comme ici il faut une porte pour conserver l’accès au compteur, on mesure à quelle hauteur commence et finit le compteur.

2. Acheter les fournitures

Personnellement je fabrique mes coffrages en MDF : le matériau économique, que tous les magasins de bricolage vous découpent aux dimensions voulues, et surtout dont les tranches peuvent devenir invisibles facilement. Je demande des panneaux d’épaisseur 18 mm : cette épaisseur est largement suffisante pour pouvoir visser dans les tranches sans risque de les fendre. Pour mon coffrage, le MDF découpé à mes mesures a coûté 25 euros.

_ Le coffrage sera relié au mur par l’intermédiaire de deux tasseaux, pas la peine qu’ils valent cher (donc du pin ou du sapin brut suffit), mais ils doivent avoir une section suffisante pour y planter les vis : à environ 25 mm x 25 mm le vissage sera confortable. Compter une dizaine d’euros pour ces deux tasseaux.

_ Prévois une plinthe, de la même hauteur que la plinthe existante, ainsi qu’un petit champlat à 1 arrondi, qui servira à compenser des décalages éventuels.

_ Il nous faudra donc des vis à bois, qu’on choisit auto-perçantes pour être tranquille, de différentes longueurs. (Les grands magasins de bricolage vendent ces vis en vrac, ce qui permet de choisir toutes les dimensions dont on a besoin pour environ 2 euros).

Parmi les longueurs il faut prévoir :

  • moins de 18 mm, pour fixer les charnières sans traverser le MDF
  • environ 30 mm, pour fixer le MDF dans les tasseaux
  • environ 60 mm, pour fixer les tasseaux au mur

On profite d’être au rayon visserie pour prendre quelques clous sans tête destinés à la plinthe et au champlat.

_ Il faut également des chevilles adaptées à la nature du mur : c’est sur elles que reposera au final tout le poids du coffrage.

_ Pour la porte, il faut deux charnières invisibles à visser (c’est ce qu’il y a de plus simple à installer) en grand modèle (celui qui est adapté à notre épaisseur de MDF). Je recommande aussi fortement d’acheter un système « Push to Open » aimanté : il permettra d’ouvrir la porte sans y mettre de poignée. Entre les charnières et le système Push, il faut compter environ 15 euros.

_ enfin, pour les finitions, on prévoit de quoi poncer (à commencer par un masque de protection), un tube d’enduit de lissage, de la peinture.

_ en terme d’outils, il faudra :

  • une perceuse-visseuse
  • une scie sauteuse
  • une scie égoïne et une boîte à onglet
  • un marteau
  • un crayon
  • deux tréteaux
  • une cale à poncer

3. Assembler les planches de MDF

J’ai choisi de commencer par l’assemblage des planches, pour pouvoir ensuite fixer les tasseaux au bon endroit.

L’assemblage est une opération simple : on place les planches à angle droit (on a utilisé des dictionnaires pour stabiliser l’une des planches à la verticale) et on visse. Il n’y a pas besoin de pré-percer puisqu’on utilise des vis auto-perçantes, en revanche il est impératif d’utiliser le bon embout de vissage : si tu ne connais pas la différence entre un embout pozidriv et un embout cruciforme, relis cet article. Si tu utilises le mauvais embout, la vis aura du mal à s’enfoncer, chauffera et son empreinte s’abîmera.

Mon autre astuce pour être sûr(e) de bien positionner la vis, c’est de reporter au crayon l’épaisseur de la deuxième planche dans laquelle doit s’enfoncer la vis.

4. Installer les charnières

Je positionne les planches telles qu’elles seront en position fermée : il est très important de prévoir 1mm de jeu en haut et en bas de la porte, pour qu’elle ne frotte pas à chaque ouverture. Comme tu peux le voir sur la photo, j’ai créé ce décalage (que j’avais oublié en achetant les planches) grâce à un champlat comprenant un bord droit.

Je place les charnières, je trace leurs contours. Je visse temporairement les charnières (2 vis sur 4 sont suffisantes), puis je déplie les deux planches et je vérifie qu’elles sont bien alignées, ouvertes comme fermées. Je peux ensuite mettre le reste des vis.

5. Visser les tasseaux au mur.

Je place mon assemblage de MDF contre le mur, je trace au crayon sa limite intérieure : ce sera la limite extérieure du tasseau.

Pour fixer le tasseau au mur, il faudra qu’une vis le traverse et entre dans une cheville placée dans le mur : comment aligner tout ça ? Je te conseille de pré-percer le tasseau en 4 endroits avec une petite mèche à bois. Dans ces trous, enfonce les vis pour qu’elles dépassent de quelques millimètres. Maintenant place le tasseau contre le mur, aligné avec ton repère au crayon, en vérifiant qu’il est bien vertical grâce à un niveau à bulle, puis donne de petits coups de marteau sur chaque vis. Les marques que laisseront les vis seront les endroits précis où percer le mur et insérer les chevilles.

Il suffit donc ensuite de visser dans les chevilles pour fixer le tasseau. (et là, on a fait le plus dur !)

6. Fixer le coffrage

On met le coffrage en place, et on visse à travers pour atteindre les tasseaux.

7. Installer le système d’ouverture « Push »

Dans ma configuration, il a fallu placer une cale sur le tasseau pour placer le système d’ouverture d’ouverture Push au bon endroit.

8. Découper et fixer la plinthe

9. Préparer le coffrage à être peint.

On commence par poncer le coffrage : sommairement sur les faces, intensivement sur les tranches (elles sont plus poreuses que les faces, le ponçage estompe cet aspect), et je conseille de poncer toutes les arêtes pour les arrondir au toucher.

C’est ici que nous nous sommes arrêtés. Bilan : 4 heures de montage (oui, je ne suis pas rapide…), et environ 60 euros de consommables.

Il restera encore à dépoussiérer, appliquer l’enduit sur les trous de vis, les tranches apparentes et les raccords de planches, laisser sécher, poncer pour enlever tous les reliefs, dépoussiérer, et enfin peindre.

Ce qui m’amène à te demander ton avis : dans quelle couleur mes amis devraient-ils peindre ce coffrage ? Le mur est crème, peint il y a déjà deux ans, donc impossible d’obtenir exactement la même teinte… Tu votes pour une couleur discrète ou vive ? Unie ou des motifs ?

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