Retour d’expérience sur les portes coulissantes

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Dans ma « grande » expérience des petits appartements, j’ai vécu avec les deux types de portes coulissantes : en applique et à galandage. (Si tu ne comprends pas de quoi je parle, reste, ça va devenir clair !) Dans les deux cas, je valide de tout cœur : une porte coulissante libère le passage.

En revanche, elle n’est pas forcément adaptée à toutes les pièces, et il y a des petits conseils que j’aurais aimé avoir en choisissant la mienne : les voici !

Pour commencer, petit quizz : tu connais la différence entre des portes coulissantes de placard et des portes coulissantes de passage ? Pour le passage, il n’y a pas de rail au sol. C’est quand même plus esthétique ! (Il y a un guide, d’environ 2 cm de long, masqué dans la rainure de la porte)

Pour avoir une porte coulissante, il faut prévoir 3 éléments :

la porte (vendue sous le nom de « porte seule », c’est à dire sans gonds, sans serrure, et avec une rainure en bas)
le système coulissant (c’est là qu’on choisit soit un rail « en applique » fixé au mur, soit un système « à galandage » qui permet à la porte de coulisser à l’intérieur du mur). Dans les deux cas, ils peuvent avoir besoin d’un habillage de finition vendu séparément.

la poignée (ça n’a l’air de rien, mais c’est important, je m’explique plus bas)

1. La porte coulissante en applique : économique, rapide à installer mais pas hermétique

_ C’est le système le moins cher. On trouve la combinaison porte + rail ultrabasiques à 65 euros.
_ Elle s’installe en 1 heure (sauf mur pourri, comme chez moi…) et permet de remplacer une porte battante existante.
_ Elle nécessite de l’espace libre sur le mur : pas de tableau, pas de radiateur, etc. Une porte standard fait 73 cm de largeur : il en faut donc au moins autant de libres sur le mur, et idéalement 10 cm supplémentaires (explication plus bas).

_ Il faut veiller à ce que la porte ne frotte pas contre l’encadrement de l’ancienne porte, mais ne soit pas trop loin du mur non plus. Pas de panique, on peut moduler cet éloignement grâce à un tasseau.

_ Pour choisir la bonne largeur de porte : on prend 10 cm de plus que l’ouverture. Sinon, même en fermant la porte on verra ce qu’il se passe de l’autre côté.
_ Avec ce système, la porte n’est pas hermétique, en particulier au niveau du son. A éviter donc pour des pièces où on veut de l’intimité : les WC, les chambres… Néanmoins, il existe des systèmes pour rendre un peu plus hermétique la porte : les joints d’étanchéité et le rail avec poteau final (indispensable si on veut pouvoir verrouiller la porte).

2. La porte coulissante à galandage : un gros travail d’installation, mais donne une vraie intimité

_ Le premier prix porte + galandage commence à 190 euros. Vu que le système coulissant sera à l’intérieur du mur (donc très difficile d’accès), ça peut valoir la peine d’en choisir un de bonne qualité. Attention, il faut aussi avoir en tête le coût du placoplâtre et de ses finitions.
_ L’installation se fait au moment de la construction de la cloison, ou éventuellement en venant s’adosser à un mur existant et en créant une épaisseur supplémentaire (pas génial pour le gain de place). Pour comprendre comment installer un galandage, je te suggère cette vidéo.
_ Ici, quand elle est fermée, la porte est prise en sandwich dans la cloison, on a donc une bonne étanchéité.

(J’ai d’ailleurs testé l’étanchéité au froid, il y avait une nette différence entre les deux côtés de la porte. Pour le son, difficile à juger, mais il m’a semblé que c’était équivalent à une porte battante classique).
_ Puisqu’il y a une bonne étanchéité, et qu’en plus la porte se ferme en contact avec le mur, on peut facilement y installer un verrou : elle convient donc à la salle de bain ou à des WC. Cela dit, ça vaut la peine de tester l’ergonomie des poignées-verrou en magasin : comme elles sont très plates, un enfant ou une personne âgée peuvent avoir du mal à s’en servir.

D’ailleurs, si on choisit des poignées creuses (par exemple ce modèle), il ne faut pas oublier de prendre un tire-doigt : il vient s’encastrer dans la tranche de la porte et permet donc d’y avoir une prise quand elle est entièrement escamotée dans le mur.
_ Si au contraire on choisit des poignées en relief : elles taperont contre la cloison quand la porte sera grande ouverte, attention donc au pincement de doigts quand on ouvre la porte violemment (ca m’est arrivé deux fois en trois ans… le coulissement était tellement fluide !). En revanche, ces poignées en relief offrent une bonne prise sur la porte, en particulier si elle est lourde.
_ Concernant le pincement de doigts, cette fois-ci quand on veut fermer la porte : la plupart des systèmes proposent maintenant une fermeture assistée, qui ralentit automatiquement la porte dans les derniers centimètres (comme pour les tiroirs de cuisine).

Dernière remarque, qui s’applique aux deux systèmes : le coulissement fait plus de bruit qu’une porte sur gonds. Pour nous ça n’a jamais été gênant, parce que ce sont des portes de cuisine, mais pour des chambres, si l’un des occupants a l’habitude de se lever la nuit, il faut vraiment aller faire le test en magasin !

Et toi, tu as une porte coulissante ? Tu songes à en installer une ? Il y a encore beaucoup de choses à dire sur les portes coulissantes, et c’est un sujet que j’ai beaucoup creusé, n’hésite pas si tu as des questions !

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